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Les évolutions du milieu : le climat

À une période « humide » des années 1950 jusqu’au début des années 1970 succède une période sèche marquée par les deux sécheresses catastrophiques de 1973 et 1984. Entre ces deux périodes, la baisse de la pluviométrie est remarquable [1].

Elle est forte dans les zones côtières (moins 150 mm/an) mais les quantités de pluie y demeurent importantes (2 000 à 3 000 mm/an). Dans la zone sahélienne, la diminution est moins forte (moins 60 à moins 90 mm/an) mais se fait plus lourdement ressentir. Bien sûr cette vision, du fait de périodes comparatives figées, comporte certaines limites.

Pour les pays sahéliens par exemple, les périodes sèches ont duré du début des années 1970 au début des années 1990. Depuis, la pluviométrie s’est améliorée même si elle demeure très variable [2]. La baisse de la pluviométrie engendre la désertification, la descente des troupeaux vers le sud, la diminution du débit des fleuves [3] et de la production de biomasse [4]. L’impact des changements climatiques peut aussi renforcer ces évolutions.

Bien que difficile à évaluer, la baisse du potentiel de production de céréales sèches ou de fourrage pour l’élevage est évidente. Les grandes sécheresses sahéliennes ont affecté la production de fourrage et par conséquent la population animale. Durant la période 1982/84, la population bovine a diminué de près de 60 % au Niger, les troupeaux ayant été décimés ou transférés plus au Sud.

[1] Voir le chapitre « Le climat » de l’Atlas – à paraître fin 2007.

[2] Atlas de l’intégration régionale (2006) : La zone écologique fragile des pays du Sahel.

[3] Certaines estimations montrent que le débit des fleuves Sénégal et Gambie aurait diminué de près de 60 % durant les décennies 1970/1980. Celui du fleuve Niger aurait baissé d’environ 15 %

[4] La FAO estime qu’entre les périodes 1951/75 et 1976/2000, la baisse de la pluviométrie aurait provoqué une baisse de la production de biomasse sèche de 100 à 200 g/m²/an dans les zones sahéliennes du Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad et Nord Nigeria ; elle aurait atteint entre 200 et 300 g/m²/an en Sénégambie.

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