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Un agriculteur devra nourrir 2,25 personnes contre 1,75 aujourd’hui et les possibilités d’extension des superficies cultivables seront moins importantes que par le passé. L’intensification agricole, déjà en cours, se renforcera inéluctablement.
Par rapport aux autres régions du monde, l’intensification agricole en Afrique de l’Ouest est encore faible. La consommation d’engrais a certes été multipliée par 5 entre 1970 et 2000 mais elle reste 10 fois inférieure à la moyenne mondiale.
On peut s’attendre également à un développement du recours à l’irrigation. Les potentiels ouest-africains en la matière sont importants - plus de 9 millions d’hectares [1] qu’à celle des surfaces irriguées [2].
[1] Aquastat (2005) : L’irrigation en Afrique en chiffres]] – et encore relativement peu mis en valeur (8 % des terres irrigables) par rapport à d’autres régions comme l’Afrique du Nord en particulier. Aujourd’hui, moins d’un million d’hectares de terres sont effectivement irriguées dans la région, auxquels il faut ajouter pratiquement autant de terres de bas-fonds ou de décrue. Pour autant, les perspectives semblent être plutôt liées à l’augmentation de l’intensité culturale [[L’intensité culturale est la surface annuelle cultivée/surface équipée d’un périmètre. En Afrique de l’Ouest, les spécialistes estiment que ce ratio pourrait passer de 129 % en 1996 à 156 % en 2030.
[2] Sonou Moïse (2000) : Tendances et perspectives de l’irrigation en Afrique sub-saharienne.
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