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Le coton ouest-africain : panorama continental

L’Afrique compte des centaines de variétés de graines de coton, dont la présence remonte pour certaines aux Xème et XIIIème siècles.

Dans les pays à faible pluviométrie, le coton doit être irrigué. C’est le cas d’une grande partie des superficies cultivées en Égypte et de la totalité de celles du Maroc. En l’Afrique sub-saharienne, la culture cotonnière, très majoritairement pluviale, est concentrée dans la zone climatique tropicale où alternent saisons sèches et saisons humides.

On distingue cinq bassins cotonniers sur le continent parmi lesquels le bassin ouest-africain - s’étendant de la Sénégambie au Sud-Est du Tchad voire au centre de la République centrafricaine - est le plus important : il y est produit près des deux tiers de la production africaine. Sur les 12 premiers pays africains producteurs de coton, huit sont en Afrique de l’Ouest. Le reste du coton africain se trouve réparti sur quatre zones le long d’une bande Nord-Sud allant de la vallée du Nil à l’Afrique du Sud. La plus importante d’entre elles est celle de la vallée du Nil, l’Égypte étant le premier producteur africain sur la moyenne des cinq dernières années.

La géographie contemporaine du coton africain est très différente de la réalité qui prévalait dans les années 1960. Au lendemain des indépendances, l’Afrique de l’Ouest ne représentait qu’en moyenne 15 % de la production africaine, contre près de 40 % pour l’Égypte et 20 % pour l’Afrique de l’Est. Les politiques cotonnières menées à partir des années 1970 au sein de la zone franc expliquent dans une large mesure le développement du coton dans cet espace.

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