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Café

L’Afrique de l’Ouest a été en grande partie « conçue » par les colonisateurs pour ses fonctions de pourvoyeuse de matières premières agricoles.

L’Office du Niger (dont la fonction initiale était le coton), le bassin arachidier du Sénégal, celui du Nord Nigeria, les bassins cotonniers, les plantations d’hévéas et de palmier à huile, ont modelé les paysages agraires, fait naître des villes, recomposé le peuplement et parfois même défini les frontières des futurs Etats nations.

Le café et le cacao sont emblématiques de cette histoire. Souvent considérés comme indissociables, cultivés dans les mêmes zones, dépendant l’un et l’autre des bourses de New York et de Londres, soumis à des marchés mondiaux spéculatifs, ils font pourtant l’objet de deux chapitres distincts de l’Atlas de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.

Il existe deux types de café : l’arabica (Coffea arabica) cultivé en altitude et le robusta (Coffea canephora) adapté aux régions chaudes et humides. L’arabica dont la teneur en caféine est plus faible que celle du robusta (respectivement 1,4 % et 2,5 %) est considéré comme plus aromatique ; il est mieux apprécié du consommateur alors que le robusta a un corps plus intense [1].

[1] Le robusta est principalement destiné à la fabrication du soluble. La seconde utilisation est dans la préparation des mélanges arabica/robusta pour les cafés bon marché.

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