Dans ces pays, l’espérance de vie était d’environ 40 ans à la fin du XIXème, elle est de 80 ans au début du XXIème siècle. La révolution industrielle et agricole, l’augmentation des niveaux de revenus ont engendré une amélioration de la nutrition, de l’accès à l’eau potable et de l’hygiène. Ces facteurs positifs ont à leur tour entraîné une baisse importante de la mortalité, puis une baisse de la natalité et une stabilisation de la population. La majorité des autres pays du monde a suivi un chemin similaire dans le courant du XXème siècle.
Certes, l’évolution n’est ni linéaire ni exempte d’exceptions locales. Si certains pays tirent profit de la mondialisation en alliant croissance économique et amélioration de la situation sanitaire (Chine, Costa Rica, pays émergents d’Asie orientale), d’autres n’obtiennent pas les résultats économiques attendus et connaissent des progrès sanitaires plus lents et parfois même des régressions. Les crises économiques (Argentine, Mexique, Russie) freinent l’investissement dans les services sociaux et réduisent l’accès des populations défavorisées aux médicaments essentiels.
Globalement, le continent africain – et notamment l’Afrique subsaharienne - est la dernière grande région du monde, où les taux de mortalité, particulièrement de mortalité infantile, demeurent encore très élevés et l’espérance de vie faible . Cette situation nécessiterait d’explorer plus précisément les conditions et l’environnement de la santé des populations d’Afrique subsaharienne, notamment leurs conditions nutritionnelles et sanitaires, les infrastructures et le personnel de santé auxquels elles ont accès et les politiques de santé dont elles bénéficient au niveau national et régional. L’objet de ce présent chapitre est un préalable à cette étude et dresse un panorama des principales maladies qui affectent la population subsaharienne et ouest-africaine, des progrès accomplis dans la lutte contre ces maladies et des enjeux restants.
|
CEDEAO-CSAO/OCDE©2006 • Plan du site • Crédits • Contact |
![]() |